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Plateforme 2016

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    Pour le premier tour des présidentielles

    Collègues, camarades et amis !

    Nous sommes à quelques jours du premier tour des élections présidentielles. Avez-vous fait votre choix ? Avez-vous bien lu les professions de foi des candidats ?

     

    Le leurre représentatif et les promesses des candidats

    Nous savons ce que valent les promesses électorales. Elles ne valent pas grand-chose. Nul candidat n’est tenu de respecter les engagements pris devant ses électeurs.

    Comment pourrait-il en être autrement ?

    La constitution de la 5e république interdit tout mandat impératif. Par un simple de ses articles, la constitution déclare que les élus ne peuvent être responsables devant leurs électeurs.

    La démocratie représentative n’est qu’un leurre. Elle est par définition aliénation de la souveraineté populaire.

    Pendant la durée d’un quinquennat, le Président qui concentre les pouvoirs d’un monarque, n’a nulle obligation de tenir ses engagements de campagne. Nul contrôle des concitoyens n’est possible sur son action.

    L’immunité du président lui confère l’impunité. Il est aussi irrévocable.

    Il ne faut donc pas accorder aux programmes des candidats et à leurs promesses de meeting trop d’importance.

    Que valent les promesses d’un Hamon, tant son parti a déjà trahi systématiquement les aspirations de ses électeurs vers un peu plus de progrès social !

    Et d’ailleurs, sur quoi Hamon s’engage-t-il véritablement ?

    Son revenu universel d’existence à 750 euros par mois n’est-il pas plutôt un vilain stratagème pour abaisser à ce faible niveau les indemnités des chômeurs ?

    Il faut en être sûr !

    Le social pour le Parti socialiste, ce n’est qu’un instrument de drague électorale. Aussitôt élus, les présidents socialistes et leurs députés mettent toutes ces promesses à la poubelle.

    À la poubelle la gauche bourgeoise ! À la poubelle le Parti Socialiste de Hamon !

    Mélenchon qui a battu campagne pour une 6e république paraît revenir à quelques semaines du premier tour, sur une des grandes mesures du programme de « l’avenir en commun » : la réduction des écarts de revenu de 1 à 20 au profit d’une surtaxe sur les plus hauts revenus !

    Mélenchon prend-il peur devant les conséquences de la déclaration de guerre sociale que signifie cette mesure programmatique contre les classes les plus riches ?

    Nous n’avons aucune garantie que les candidats respectent leurs engagements sur toutes les mesures de progrès social et écologique.

    Mais nous pouvons être sûrs que les candidats qui représentent les intérêts directs du capital et des classes bourgeoises ne manqueront pas de détermination pour réaliser leurs programmes de casse sociale !

    Les Fillon et les Macron ne se cachent pas de vouloir augmenter le temps de travail des salariés, d’augmenter la TVA ou les impôts sur les TPE, de réduire les indemnités chômage, de baisser les remboursements de santé par la sécurité sociale au profit des assurances privées et de leurs actionnaires !

    Si des candidats proposent une dose de proportionnelle au sein de l’Assemblée nationale, Macron, nous promet carrément de faire sa loi par des procédures d’urgence, sans vote des députés et après avoir réduit au préalable leur nombre !

    Quand ces mêmes candidats nous disent qu’ils veulent réduire le nombre de normes environnementales et en finir avec le principe de précaution, là aussi, il faut les bien croire !

    Enfin, nous pouvons les candidats sont encore moins tenus par les engagements qu’ils n’ont pas pris !

    En politique extérieure, le candidat officiel du PS et l’autre Macron, ne s’engagent absolument sur rien. Et cela a une signification très concrète. En toute cohérence avec l’histoire de leur parti, et des intérêts extérieurs de leurs soutiens, il faut en conclure l’alignement de leur politique internationale sur la politique de guerre de l’administration nord-américaine.

    Catastrophe !

    Nous n’apporterons par pour autant notre préférence à une guerre impérialiste de fabrique française que pourrait nourrir la hausse des budgets militaires à 3% du PIB promis par Le Pen !

    Casse sociale, destruction de notre environnement, croissance fondée sur l’industrie de l’armement, hausse de la dette et des impôts, interventionnisme impérialiste à tout crin.

    Soyez-en sûr ! Tous les engagements qui vont dans le sens de l’oligarchie capitaliste et de la grande bourgeoisie, de la baisse de nos salaires et de la dégradation des prestations sociales quand elles viennent amortir le choc des crises et des inégalités, tous les engagements qui vont dans le sens d’un renforcement des pouvoirs des vilains pions de la finance, tous ces engagements seront tenus. À défaut toutefois de mobilisation de masse, de la classe salariée et du peuple opprimé.

     

    Mobilisons-nous !

    En cas d’élection d’un des candidats choisis par les classes patronales et financières, il faut se préparer à une résistance sans précédent. 

    Les candidats bourgeois se font élire par les électeurs issus du peuple. Mais grand dieu pourquoi constatons-nous, en presque chaque occasion, que ce même peuple élit les représentants de ses ennemis. Comment se fait-il qu’il s’obstine à voter les politiques qu’il devra combattre, secteur par secteur, sur le terrain syndical et associatif, dans l’entreprise et dans la rue ?

    C’est que nous n’arrivons pas à faire cohésion sur un programme commun. Nous avons peur de la rupture et de la réaction des classes dominantes. Nous avons peur de leur vengeance quand nous aurons cherché à secouer un peu le joug.

    La majorité des électeurs craint les scénarios d’un grave conflit. La majorité, par manque de confiance en la force collective de la population exploitée, en notre capacité de lutter, et surtout de réorganiser l’économie sur de nouvelles bases, se résout presque toujours à voter le candidat le moins pire de l’ordre d’aujourd’hui. Les électeurs subordonnent leur choix à des considérations particulières et s’accrochent à quelques propositions positives qui servent d’appât à tout un programme de régression. Les électeurs se font par là une raison du capitalisme et de ses politiciens professionnels.

    Sauf que les contradictions sociales deviennent insupportables à une fraction croissante de la population. Les vieux partis bourgeois sont discrédités depuis plusieurs décennies en bas du peuple. Aujourd’hui, ce sont les classes moyennes du salariat qui se détournent du Parti socialiste et de la droite traditionnelle. Le Front national se renforce d’élection en élection dans les couches populaires. Une petite bourgeoisie urbaine se mobilise et s’enthousiasme pour Macron.

    Mais il y a aussi cette masse d’électeurs dégoûtés par les politiques de droite et de gauche, d’anciens abstentionnistes, avec des militants associatifs et des syndicalistes, des sympathisants d’extrême gauche, d’anciens militants socialistes. Nous les retrouvons dans les meetings et les rassemblements de la France insoumise.

    La dynamique autour de la candidature de Mélenchon est significative. 

    Des centaines de milliers de personnes se mettent à imaginer un changement profond. La question de la légitimité de nos institutions est posée largement, avec cette constituante pour une 6e république, et un nouveau modèle économique est envisagé avec la planification écologique et la « révolution fiscale ».

    Des millions d’électeurs s’apprêtent à se mobiliser en faveur de la candidature de Mélenchon.

    Le programme de l’Avenir en commun représente le programme d’une démocratie sociale radicale. La bourgeoisie reste encore en bonne place dans ce projet.

    Mais le programme de Mélenchon, dans un vieux pays impérialiste comme le nôtre, et dans les circonstances, représente une rupture déjà si importante avec l’ordre social actuel, imposerait une si forte frustration aux classes capitalistes, qu’il est tout bonnement impossible de le voir réalisé sans heurts.

    Mélenchon dit avoir besoin d’une mobilisation populaire pour réaliser son programme. Et effectivement, si nous prenons au sérieux le programme de la France insoumise, s’il s’agit de le réaliser en pratique, si ce programme n’est pas qu’une tartufferie, alors il ne faut pas imaginer une seule seconde que les classes dominantes françaises et leurs alliés de l’étranger resteraient sans rien faire.

    Les forces sociales opposées de notre société devraient s’entrechoquer avec violence. La mobilisation révolutionnaire de fractions entières du peuple deviendrait une question de survie pour le nouveau gouvernement.

    À moins que Mélenchon renie tous les engagements pris. À moins que jugeant le rapport de force encore trop défavorable à la réalisation des principales mesures de son programme, Mélenchon et son équipe abdiquent aussitôt élus.

     

    Nos perspectives

    Il faut refuser tout soutien aux Macron, Le Pen, Fillon ou Hamon, tout soutien aux candidats de la bourgeoisie, de la gauche et de la droite ou de l’extrême droite et de toutes leurs variantes.

    Les candidats défenseurs des mesures de régressions sociales doivent être écartés d’office. Les candidats dont les réformes proposées n’auront pour conséquence que de renforcer les inégalités de fortune, croître le chômage et la misère, l’insécurité et les pollutions doivent être dénoncés.

    Nous devons nous déterminer selon nos intérêts généraux, travailleurs salariés, indépendants, exploités, toutes professions, toutes origines confondues.

    Nous devons nous déterminer dans les élections suivant le seul programme qui permet la satisfaction de nos besoins.

    Nous disons :

    -Pour vaincre le chômage, il faut la répartition du temps de travail, il faut la baisse radicale du temps de travail, il faut l’embauche de tous les chômeurs.

    -Pour vaincre la pauvreté et la misère, il faut répartit les richesses sociales de façon égalitaire, il faut réduire radicalement les écarts de salaire, plafonner les revenus, rendre impossible l’enrichissement par l’exploitation d’autrui.

    -Pour que les besoins de consommation des populations soient satisfaits dans les meilleures conditions, il faut prendre en gestion collective la production, nous, les travailleurs et consommateurs associés.

    -Pour conjurer la catastrophe écologique, il faut sortir de la logique du profit privé, abolir le droit de propriété capitaliste, il faut instaurer une démocratie économique.

    -Pour conjurer le risque de nouvelles guerres, pour assurer la sécurité, il faut tout miser sur la coopération économique étroite entre les nations, aider au développement autonome des pays, défendre les droits des peuples à l’autodétermination contre les pressions et le brigandage impérialiste.

    -Pour gagner la maîtrise complète sur la vie économique qui conditionne notre développement, il faut que les classes exploitées se saisissent du pouvoir, sur la base des assemblées d’entreprise et de quartier, sur la base des conseils industriels et territoriaux.

    Pour atteindre le régime de liberté, il faut s’engager dès maintenant, s’organiser par secteur pour amener nos collègues et voisinage à l’exigence de notre libération.

    Il faut construire un mouvement structuré, capable d’organiser la défense révolutionnaire du peuple soulevé contre l’arbitraire des classes exploiteuses et corrompues.

    Nous voulons construire ce mouvement qui aidera à structurer les institutions nouvelles que nous construisons à partir de nos réseaux d’entraide et de solidarité et de nos contre-pouvoirs fédérés.

      

    Les votes en faveur de Poutou, Arthaud et Mélenchon

    Arthaud et Poutou, quand ils défendent l’augmentation des salaires, la répartition du temps de travail ou la réquisition de certaines entreprises, ils réaffirment la nécessité de prendre des mesures radicales contre les intérêts capitalistes.

    Mais comme dans le programme réformiste de Mélenchon, le projet de LO et du NPA n’est pas défini.

    Le programme défendu par LO est celui du contrôle des salariés sur les entreprises et de l’abolition du secret commercial, mais pas de la gestion directe des travailleurs sur la production et les échanges, pas d’un régime débarrassé du patronat. C’est toujours « au patronat de payer leur crise ».

    Les professions de foi de Nathalie Arthaud et Poutou présentent des objectifs d’un programme de lutte, mais qui n’a pas encore le caractère d’un programme socialiste, ni même celui d’un gouvernement révolutionnaire de transition. La question de la prise du pouvoir est absente. La question de la socialisation des richesses sociales et de l’égalité sociale est oubliée.

    Dans les programmes de Lutte Ouvrière et du Nouveau Parti Anticapitaliste, l’État capitaliste est contesté, mais reste l’employeur et le décideur.

    La revendication du désarmement de la police par exemple, illustre parfaitement au NPA cette incapacité à se projeter au-delà d’un rôle de stricte opposition.

    C’est la question de l’autodéfense populaire que nous posons à la fois contre le crime organisé, contre les violences policières, et contre les réactions bourgeoises armées.

    Si Mélenchon affirme son réformisme politique, l’extrême gauche qui ne dit mot de ses ambitions révolutionnaires est confondue.

    Mais malgré les limites des programmes et interventions de Poutou et Arthaud du point de vue des nécessités de notre libération, il faudra bien sûr se réjouir de leurs succès électoraux face à tous les partis patronaux.

    Ainsi, les suffrages qui se porteront sur la figure de Mélenchon, additionné aux suffrages que recueilleront les candidats de Lutte Ouvrière et du Nouveau Parti Anticapitaliste, donneront une mesure de l’esprit de sédition sociale dans le pays.

    Les meilleurs scores obtenus par ces candidats devront nous encourager à nous structurer rapidement dans le cadre de notre mouvement et selon notre stratégie propre.

    Que l’un des deux candidats Macron ou Fillon soit qualifié pour le second tour ou que ce soit le candidat de la France insoumise, une période de lutte de haute intensité devrait s’ouvrir.

     

     

     

     

     

     

     

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    Reproduction du courrier adressé à Voie Prolétarienne

    À l'intention de Voie Prolétarienne

    Objet : annulation de la participation de VP à la réunion commune prévue le 20 avril 2017 à Paris 8

    Suite à la décision de Voie Prolétarienne de ne pas s'associer à la Plateforme 2016 en vue de la réunion publique qui se tiendra à Paris VIII à l'occasion des prochaines présidentielles, nous tenions à dissiper un certain nombre de malentendus. La mise au point que voici a été soumise au vote le mercredi 19 avril 2017.

    • Plateforme 2016 est une organisation politique que nous avons créée à l'occasion du mouvement contre la loi El Khomri dans le cadre de la commission Programme et Perspectives des Nuits Debout, place de la République à Paris. Son programme, tel qu'il se présente, est l'expression et la traduction des propositions qui ont émergé au cours des assemblées que nous avons organisées. La Plateforme est, comme telle, indépendante de toute autre formation politique. C'est dans le cadre de nos réunions hebdomadaires que se décident nos actions et nos propositions, en anticipation de la démocratie directe et impérative que nous visons.
    • Dans cette mesure, le contenu politique de la Plateforme doit être trouvé dans notre programme. Nous ne nous reconnaissons aucune autre allégeance, de parti ou d'idéologie. Nous travaillons à la construction d'une alternative au capitalisme, c'est-à-dire à la domination d'une classe par une autre, à l'exploitation de l'homme par l'homme.

    Le programme, tel qu'il existe, n'est ni exhaustif, ni définitif. Ceci étant, nous pouvons d'ores et déjà indiquer que si nous voulons révolutionner le mode de production capitaliste, c'est en vue de la construction d'une société égalitaire dans laquelle le plus libre développement de chacun soit la condition du plus libre développement de tous. Dans cette mesure, nous cherchons à penser et à combattre toutes les formes d'oppression, qu’elles soient de sexe, de genre, de race, ou de sexualité. Par conséquent, nous n'opposons pas la question culturelle à la question sociale comme si elles faisaient alternative; nous ne réduisons pas non plus la question de l’oppression à celle de l'exploitation comme si la première était l'expression ou la conséquence nécessaire de la seconde. Nous cherchons plutôt à penser les systèmes de domination dans leurs spécificités comme dans leur articulation. Si développer une position pratique et théorique sur ce sujet ne peut se résumer en quelques lignes, voici tout de même ce qu’est notre point de vue de classe sur ce que vit, en plus de l’exploitation par le travail salarié, une partie du prolétariat, et que nous définissons comme oppressions :

    • de sexualité : la Plateforme non seulement combat l'oppression spécifique dont les personnes LGBT font l'objet, dénonce toute inégalité, notamment juridique, fondée sur la considération de l'orientation sexuelle mais conçoit les normes sexuelles, c'est-à-dire l'hétérosexualité obligatoire et la hiérarchisation des sexualités qui la fonde, comme des constructions sociales et politiques auxquelles elle oppose la nécessité de leur déconstruction. Nous chercherons, à cette fin, à organiser les résistances LGBT prolétariennes dans les comités de travailleurs que nous constituons.
    • de sexe : de la même façon, et au nom des mêmes principes, la Plateforme dénonce et combat la hiérarchisation des sexes. Nous combattons les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, les violences conjugales, le harcèlement sexuel, dans lesquels nous reconnaissons l'effet du système de genre, des représentations imposées par une minorité dominante qui en a les moyens à la majorité de la société, et reproduites à des degrés divers dans le prolétariat selon son état d’avancement et de conscience révolutionnaire.
    • de genre : nous dénonçons la médicalisation des procédures de changement de sexe et la pathologisation des personnes trans. Ces représentations participent à la stigmatisation des personnes transgenre, gagées sur le système sexe-genre qui réduit le genre au sexe biologique. Nous revendiquons, au contraire, pour toute personne le droit à l'auto-détermination de son genre.
    • de race : nous dénonçons le chantage à l'intégration, le mythe bourgeois des valeurs nationales qui veut dissoudre la réalité de la lutte des classes tout en légitimant l’impérialisme universaliste, le traitement différencié, les discriminations à l'embauche et au logement, le harcèlement policier, comme l'instrumentalisation raciste de la laïcité et du féminisme.

    De façon générale, nous reconnaissons comme nos frères et soeurs tous ceux qui subissent l'exploitation, l'oppression, les formes variées d'assujettissement. Nous rejetons les dégénérescence bourgeoise de certains mouvements antiracistes, féministes et autres, qui nient l’hétérogénéité de ces groupes, alors qu’on y trouve à la fois des patrons et des prolétaires. Ces mouvements bourgeois ou mainstream nient l’inter-sectionnalité entre l'exploitation économique et les oppressions culturelles, comme par exemple le terreau que représente l’exclusion sociale et la marchandisation des rapports entre individus, entraînant l'exploitation sexuelle, la marchandisation des corps, la frustration sexuelle et le sexisme dans le prolétariat. De même que l'exclusion sociale d'une partie de l'immigration post-coloniale et de ses descendants ne peut se résumer à une question culturelle mais bien à la place de ces individus dans la machine de production, place qu'ils partagent avec des prolétaires blancs, et dont l'idéologie dominante et la concurrence entre misérables veut les séparer en exacerbant racisme et repli communautaire.
    Nous considérons comme nuisible et aliénante toute domination d'un groupe sur un autre : des capitalistes sur les prolétaires, des hommes sur les femmes, des hétéros sur les homos, des blancs sur les non-blancs. Seul un point de vue de classe, prolétarien, sur ces sujets peut permettre l’émancipation de tous. Ainsi nous nous accordons sur une même stratégie de conquête de la liberté, par la mise en place de contre-pouvoirs organisés des travailleurs et privés d’emplois, par le développement des liens d'entraide et de solidarité de tous les exploités et de tous les opprimés.

    Pour Plateforme2016,
    ses membres réunies à Paris le 19 avril 2017

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    Réunion débat à Saint-Denis université

    Corruption des institutions, alternances bidons, fausses solutions...

    Que penser des propositions et programmes des candidats à cette présidentielle, que penser de la valeur de leurs engagements de campagne ? 

    Participez nombreuses et nombreux au débat de jeudi 20 avril à 18.00, à l'université de Paris 8 à Saint-Denis !

    Nous voulons construire une alternative à ce régime du profit, de l'exploitation et des inégalités, de la concurrence, de la guerre et du saccage de notre environnement !

    Venez débattre d'un nouveau projet, pour l'égalité sociale et la liberté !

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    Le bulletin Fnac #1 est disponible !

    Pendant 60 jours, de nombreux collègues de la Fnac des Champs-Élysées étaient en grève.

    Augmentation des majorations sur le travail le dimanche, augmentation de la prime d'amplitude horaire..., les grévistes ont réussi à arracher quelques acquis. 

    En rapport au nombre de salariés mobilisés, nous pouvons dire que l'issue du conflit a été très honorable.

    Demain, il sera nécessaire de commencer la nouvelle bataille avec des forces plus nombreuses et déjà bien organisées ! 

    Un bulletin Plateforme2016 a été publié pour l'occasion qui est disponible pour tous les camarades qui souhaiterait le lire et le diffuser auprès des salariés des Fnac de France. 

    Nous vous invitons également à consulter la video montée sur le conflit et à vous abonner à la chaîne Plateforme2016 sur youtube !

    https://www.youtube.com/watch?v=4-slnMNOsVg

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    Soutien à la lutte des travailleurs sans-papiers du Marché International de Rungis

     

    Depuis le 16 mars 2017 à 6 h du matin, les travailleurs sans-papiers du Marché de Rungis occupent la tour de commande de la Semmaris, la société qui exploite le site. Ils revendiquent la régularisation de plus d'une centaine d'entre eux.

    Leur mouvement appuyé par la CGT du 94 a réussi à négocier le dépôt collectif des dossiers à la préfecture. Mais les travailleurs sans-papiers sont employés par diverses entreprises, en majorité des boîtes d'intérim, certaines d’entre elles traînent encore des pieds pour fournir les documents nécessaires.

    Ce sont des éboueurs, des livreurs, des manutentionnaires des agents de sécurité et de nettoyage qui travaillent sur le site sous le nom d'un proche ou avec de faux papiers. En effet, depuis les années 1970, l'état français n'a cessé de légiférer pour criminaliser et par là même précariser les travailleurs étrangers, aboutissant aujourd'hui au statut de sans-papiers

    Avec la suppression du droit à la couverture maladie pour tous et le projet de suppression de l’Aide Médicale d’État, c’est le débat imposé par la droite nationaliste qui est accueillie comme une aubaine par les libéraux.

    C'est ainsi que certains politiciens ont désigné les étrangers comme les responsables des déficits et de la crise du chômage que l'on doit en fait aux grands patrons, spéculateurs et financiers qu'ils représentent et aux contradictions fondamentales de l’économie capitaliste dont ils sont les défenseurs.

    En fait, on estime à 1,7 milliard le montant des cotisations sociales auquel les travailleurs participent sans toutefois bénéficier des services correspondants. Nous ne parlons pas des profits que les patrons font sur leurs dos en les sous-payant sur des postes de travail infernaux et au mépris du Code du travail.

    Cette stratégie du bouc émissaire vise à diviser les travailleurs et nourrit le discours de la droite qui parle d'instituer la préférence nationale. Mais nous ne devons pas tomber dans ce piège. Les travailleurs étrangers et sans-papiers ne sont pas responsables du dumping social. C’est le patronat qui est responsable de cette mise en concurrence et qui fait pression permanente pour baisser les salaires et dégrader les conditions de travail.

    De même, ce sont les politiques de conquêtes du grand capital qui en veut toujours plus, et qui par le biais du FMI, de l'OMC, de la monnaie, des bourgeoisies locales, et des guerres, lorsque ce ne sont pas les catastrophes écologiques, affament les peuples et confisquent les terres des petits paysans au profit des multinationales.

    D'où la fuite de ces populations vers l'Europe et les pays industrialisés, avec l'espoir d'y trouver un travail et de vivre dans des conditions décentes. Mais en arrivant ici, les travailleurs doivent se confronter aux esclavagistes des chantiers et aux marchands de sommeil des taudis, loin de l'imaginaire de la terre promise.

    Le statut de sans-papiers les rend corvéables à merci. Dans cette situation n'importe quelle offre d'emploi « c'est mieux que rien ». Ainsi, ces travailleuses et travailleurs sont disponibles pour les tâches les plus ingrates et les moins bien payées et font ainsi concurrence malgré eux aux travailleurs nationaux bénéficiant de quelques protections sociales (arrêt maladie, retraites, vacances, SMIC et limitation du temps de travail).

    Nous ne devons pas accepter les divisions que cette société nous impose. Eux travaillent tandis que les patrons des boîtes d'intérim ne font que vivre en parasites sur notre misère qui nous pousse à accepter n'importe quel boulot à n'importe quel prix. 

    Puisqu’« on vit ici et on bosse ici » alors « on reste ici » ! Les travailleurs sans-papiers doivent être régularisés!

    Contre la loi des patrons, organisons-nous ! Créons et développons les liens de solidarité et d'entraide entre les travailleurs avec ou sans-papiers !

    Et parce que les richesses, c’est nous qui les produisons et pas les patrons des boîtes d'intérim, c'est à nous qu'elles doivent revenir !

    Pour une véritable coopération internationale entre les pouvoirs travailleurs! Car nos ennemis sont les mêmes. Contre leur soif de profit, nos intérêts de classe sont à défendre !

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    Leurs crimes ne resteront pas impunis

    Le meutre d'Adama Traore et le viol de Théo prouvent, une fois de plus, que dans la République des Droits de l'homme, certaines vies humaines ne comptent pour rien, et même pour un peu moins que rien.

    Ce n’est pas seulement notre travail et nos conditions économiques qui sont précaires, mais notre vie elle-même qui peut le devenir devant l’arbitraire policier.

    Nous sommes tous concernés, habitants des quartiers déshérités, travailleurs précaires, ouvriers, employés, chômeurs et sans-papiers.

    Au sein de l’institution policière est trop souvent cultivé le mépris du plus pauvre qui s’apparente pour certains agents à un mépris indiscutablement raciste. Par contre, les plus riches sont toujours traités avec complaisance par les hautes autorités.

    On ne s’étonnera pas que les bavures policières frappent systématiquement les habitants des quartiers populaires, alors que les mafieux en col blanc qui détournent des millions, sortent libres.

    La police comme la justice, n'est qu'un instrument au service de la bourgeoisie au pouvoir.

    De fait, si nous sommes tous égaux, certains le sont manifestement plus que d'autres !

    Pour que les crimes racistes des policiers ne restent pas impunis, pour refuser la complaisance outrageante de la hiérarchie à leur égard, exigeons la révocation immédiate des policiers coupables et complices ainsi que leur condamnation exemplaire !

    Pour en finir avec cette police de cow-boys qui est absente là où nous en avons besoin, mais qui excelle dans le mépris et les provocations, constituons, à l'échelle de chaque quartier, des assemblées d’habitants pour exercer notre vigilance permanente face à toute injustice. Notre pouvoir contraindra le pouvoir policier !

    Engageons le processus d’empowerment. C’est la dignité que nous exigeons. Nous l'arracherons à ceux qui nous la refusent.

    Précaires et désorganisés, nous sommes méprisés et écrasés.

    Main dans la main, jeunes, familles et anciens de nos quartiers, travailleurs de toute catégorie, luttons pour l'embauche de tous les chômeurs, pour l'augmentation des salaires, le droit au logement pour tous, la régularisation de tous les sans-papiers !

    Développons nos liens d’entraide et de solidarité à l’échelle de chaque quartier. Fédérons-nous en contre-pouvoir face aux institutions corrompues.

    Pour la justice et l'égalité sociale !