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Plateforme 2016

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    TRUMP-MACRON MAIN DANS LA MAIN POUR LE 14 JUILLET

    La venue de Donald Trump au défilé militaire du 14 juillet a le mérite de lever le voile sur un certain nombre d'illusions entretenues sur le nouveau gouvernement Macron-Philippe.

    Tout d'abord l'illusion qui a permis l'élection d'Emmanuel Macron : sa posture de démocrate respectueux des droits de l'homme face à Marine Le Pen au second tour. Or Donald Trump est le président américain qui veut construire un mur à la frontière mexicaine pour bloquer les immigrés qui fuient la misère, qui privilégie la loi du profit et les industries polluantes au mépris de notre écosystème, qui remet en cause l'accès à l'IVG et donc le droit des femmes à disposer de leurs corps, qui assure aux forces de l'ordre racistes son plein soutien lorsque des violences policières sont commises contre les classes populaires.

    On le voit bien : Trump n'a rien à envier à Le Pen. L'invitation que lui a adressé Macron à venir célébrer le 14 juillet à Paris montre que les intérêts qu'il représente peuvent tout aussi bien s'accommoder d'une politique ultra-réactionnaire.

    Les impérialistes français et américains savent quels sont leurs intérêts communs : tandis que le capital américain finance les forces réactionnaires en Syrie par le biais de l'Arabie Saoudite, les monopoles français comme Lafarge (premier producteur de ciment) travaillent main dans la main avec Daesh, tout cela pour s'assurer le contrôle des marchés de la construction des infrastructures et l'extraction des matières premières, dépossédant les populations locales de leur droit à l'autodétermination.

    La guerre et le climat de tension international profitent aux industriels de l'armement comme en a témoigné le salon du Bourget, rendez-vous des marchands d'armes qui a enregistré une hausse des carnets de commandes de 13% cette année avec des contrats de vente de chasseurs Rafales ou F-35 pour des dizaines de milliards d’euros.

    Et les conséquences des guerres que mène la bourgeoisie c'est le prolétariat, la majorité, qui les subit : morts et réfugiés qui fuient les massacres dans les pays en guerre et finissent sans-papiers en Europe pour les uns, restrictions des droits et libertés pour les autres à l'image du projet de loi du gouvernement Macron-Philippe qui vise à inscrire des mesures de l'état d'urgence héritées de la guerre d'Algérie dans le droit commun.

    Ces mesures sont dirigées directement contre les travailleurs comme nous avons pu le voir pendant le mouvement contre la loi travail jusqu'aux manifestations du 1er mai cette année : assignations à résidences contre des militants politiques, perquisitions administratives contre des manifestants supposés casseurs, et contrôle des déplacements pour ne citer qu'elles.

    Vu le projet de loi travail XXL que le gouvernement Macron-Philippe veut à tout prix faire passer, on peut d'ores et déjà prévoir que ces mesures seront à nouveau déclinées contre tous celles et ceux qui s'opposeront à la casse du Code du travail.

    Refusons de servir de chair à canon et de bétail docile pour engraisser leur taux de profit !

    À travers l'impérialisme et la guerre, la bourgeoisie montre son visage le plus dégueulasse et dévoile sa nature de parasite nuisible !

    Portons le projet de socialisation des moyens de production, d'une gestion collective de la production par les travailleurs émancipés de l'arbitraire patronal, afin de partager richesses et temps de travail selon les besoins, entre ceux qui travaillent trop et ceux qui ne trouve pas de boulot pour vivre, seule manière pour en finir avec le chômage et l'injustice sociale. 

    Contre leurs intérêts, opposons nos intérêts de classe !

    Organisons-nous en comités, par quartier, par entreprise !

    Construisons une organisation prolétarienne internationale !

    Pour la libre coopération entre les peuples contre la bourgeoisie et pour la construction d'une société où les richesses seront produites en fonctions des besoins et non des appétits malsains d'une minorité !

    Nous sommes la majorité !

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    À BAS LA DICTATURE POLICIÈRE !

    CONSTRUISONS UNE DÉFENSE DE CLASSE

    Pour la huitième fois consécutive, le gouvernement prolonge l’état d’urgence. Les mesures prévues dans ce cadre ne sont pas propres à empêcher des actions terroristes isolées.

    Elles sont utilisées pour réprimer le mouvement d’émancipation sociale.

    L’année dernière, les interdictions de manifester ne visaient pas l’État Islamique, elles visaient le mouvement syndical respectueux des “valeurs de la République”. Ce sont encore des camarades engagés sur le terrain de l’écologie qu’on assignait à résidence pendant la COP21 !

    Aujourd’hui, dans son projet de loi qu’il veut voir adopté avant le 15 juillet, le gouvernement inscrit dans le droit commun les mesures d’exception. Pourquoi ?

    Le nouveau pouvoir Macron s’apprête à engager une offensive historique contre les droits sociaux et démocratiques de la classe salariée dans notre pays.

    Macron et sa police prennent le risque de susciter un large mouvement de lutte et de grève. Et nous mettrons en effet toute notre énergie dans la mobilisation contre les ordonnances de ce gouvernement.

    LE NOUVEAU POUVOIR VEUT NOUS SOUMETTRE À LA PEUR ET AU SILENCE.

    Au nom de la “sécurité intérieure” et de “la lutte contre le terrorisme ", le projet de loi donne tout pouvoir au ministère de l’Intérieur pour placer n’importe quelle personne “suspecte” sous bracelet électronique ou pour l’assigner à résidence.

    Les perquisitions pourraient dorénavant se faire sur simple décision d’un préfet de police, sans autorisation d’un magistrat.

    Qui sont les suspects ? « Toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics » !

    NOUS SOMMES DONC TOUS SUSPECTS POUR L’OLIGARCHIE ET SES SERVICES!

    Les militants des syndicats professionnels, des diverses associations, les militants des partis et des collectifs.

    Comme depuis 2015, il suffira d’une note blanche d’un agent anonyme des renseignements généraux -sans date, sans signature, sans entête- pour être pris dans l’étau du harcèlement policier et étatique.

    FACE AU RÉGIME DE DICTATURE POLICIÈRE, ORGANISONS NOTRE DÉFENSE !

    Nous devons nous préparer à la transformation de notre république démocratique en un régime de dictature policière.

    Mais la dictature policière n’empêchera pas les résistances. Elle nous donne de nouvelles raisons de mener le combat ! Mais attention à la radicalisation qui nous marginalise.

    Notre meilleure défense est collective. UN POUR TOUS ET TOUS POUR UN ! Si un camarade est inquiété par la police, déclarons la grève dans l’entreprise ou le secteur ! Comme les dockers de Fos qui l’année dernière avaient bloqué le port quand leurs camarades étaient convoqués par la gendarmerie !

    La défense face à la dictature s’organise. Elle est collective. Surtout, ne pas rester isolé !

    NOUS APPELONS LES MILITANTS DE LA CAUSE :

    -À investir les syndicats et les associations de quartier pour y renforcer nos bases et réseaux de soutien,

    -À faire un travail politique patient et systématique dans nos milieux de vie, d’y détruire toutes les absurdes illusions bourgeoises pour isoler l’ennemi avec son idéologie,

    -À développer les liens les plus forts d’entraide, de solidarité et d’amitié entre collègues et entre voisins qui permettront, par notre réaction collective, de parer à tous les mauvais coups de la dictature,

    -À nous rejoindre sans délai afin de fédérer les contre-pouvoirs autonomes des classes exploitées en vue de notre libération complète des rapports d’exploitation et d’oppression politique !

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    La guerre est déclarée !

    CONTRE L'HORREUR ÉCONOMIQUE, METTONS-NOUS EN ORDRE DE BATAILLE !

    Disons-le clairement : le projet de réforme du droit du travail de Macron est réactionnaire, anti-social et anti-démocratique. En moins de deux mois, le gouvernement entend mettre au rebut la quasi-totalité de nos acquis sociaux.
     
    En bon manœuvrier, le nouveau Président compte profiter des vacances d'été pour réaliser sans débat ce qui constitue cependant une véritable contre-révolution.
     
    Pourtant, avec un taux d'abstention record, la légitimité démocratique du Président et de sa majorité parlementaire demeure fondamentalement équivoque. Nous n'avons donc aucune raison de reculer devant l'affrontement ! Bien au contraire, la bataille contre les ordonnances sera décisive pour les cinq ans à venir !
     
    Qu'il vente ou qu'il pleuve, il nous faudra être là, dans la rue, dans les usines, dans les entreprises, dans les quartiers ! Par l'ampleur des mobilisations, des débrayages, et des blocages, par la grève générale, nous mettrons en échec les projets non seulement socialement destructeurs mais aussi économiquement suicidaires de l'oligarchie au pouvoir ! Il n'y a pas de compromis possible avec un gouvernement qui s'aligne avec autant de zèle sur les intérêts du patronat !
     
    Car ces ordonnances constituent non seulement, dans leur forme, un déni démocratique, mais également, dans leur contenu, un projet d'une violence sans précédent. Concrètement, le gouvernement veut :
     
    - Baisser nos salaires et augmenter le temps de travail en permettant aux entreprises de déroger aux accords de branche, c'est-à-dire smicardiser le salariat.
     
    -Livrer les salariés à l'arbitraire patronal en plafonnant les indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, c'est-à-dire donner un fondement juridique à la dictature dans l'entreprise.
     
    -Déposséder les instances du personnel de leurs capacités juridiques en rendant impossible, par exemple, pour le CHSCT, d'attaquer en justice les entreprises ne respectant pas les normes d'hygiène et de sécurité !
     
    -Précariser encore davantage le travail en renvoyant aux accords d'entreprises la capacité de recourir massivement aux CDD, et façon symétriquement inverse, de contourner les règles qui encadrent actuellement les CDI, notamment par la généralisation du CDI de chantier qui prévaut actuellement pour le secteur du bâtiment.
     
    -Priver les travailleurs de toute protection légale là où il en va de leur santé ou de leur sécurité, en supprimant notamment leur droit de retrait !
     
    -Briser les contre-pouvoirs syndicaux en laissant à l'employeur la possibilité de faire adopter un accord d'entreprise par voie référendaire.
     
    Le projet de loi d'habilitation est l'expression on ne peut plus claire d'une véritable guerre de classe, menée sur tous les fronts, y compris idéologique.
     
    C'est la raison pour laquelle nous devons sans relâche dénoncer les éléments de langage du pouvoir en refusant le chantage au chômage, à la compétitivité, au réalisme économique !
     
    L'oligarchie au pouvoir n'en aura jamais assez ! Elle en demandera toujours plus ! L'exploitation que nous subissons déjà sera toujours plus tyrannique ! Ne nous laissons pas culpabiliser ! Ne nous laissons pas manipuler ! Ne nous laissons pas abuser par le mirage de la réussite individuelle ! Reprenons notre vie en main en retrouvant la maîtrise de notre temps et de nos conditions d'existence !
     
    Parce que nous refusons que le travailleur soit flexible, jetable, et corvéable à merci ! Qu'il soit livré sans défense au pouvoir d'un seul !
     
    Parce que nous pensons que le travailleur ne doit pas demeurer la propriété de son employeur. Parce que nous refusons que celui-ci ait tous les droits ! Parce que nous refusons qu'il puisse compter sur notre complicité, notre inertie, notre passivité, notre aveuglement !
     
    Parce que nous sommes convaincus qu'indépendamment des catastrophes humaines, écologiques et sanitaires que ces ordonnances engendreraient si elles étaient adoptées, ce n'est de toute façon pas ainsi que nous parviendrons à résorber le chômage et à augmenter la productivité ou la compétitivité du travail !
     
    Car il y a bien une alternative à la contre-révolution néolibérale dont Macron se veut l'artisan !
     
    Elle consiste dans un projet qui vise explicitement la révolution sociale pour transformer nos modes de production, de répartition, et de consommation. Elle consiste dans :
     
    -l’embauche des chômeurs
    -la baisse radicale du temps de travail 
    -la cdisation de tous les précaires
    -l'augmentation des salaires et du salaire minimum
    -la réduction drastique des écarts de revenus
    -la constitution de comités d'usine et la reprise en gestion collective des sites de production
    -la socialisation des services de première nécessité : eaux, transports, électricité
     
     
    Passons à l'action !
     
    Multiplions les assemblées générales dans les entreprises, mais aussi sur les places publiques, dans les lieux d'habitation ! Ne laissons à personne le soin de décider pour nous !
     
    Reprenons la maîtrise de notre agenda et de notre projet  !
     
    Et toi, camarade,
     
    Si tu partages notre analyse et les perspectives que nous défendons ;
     
    Si tu ne crois pas au fatalisme ni au défaitisme ambiant ;
     
    Si tu crois en la nécessité d'un sursaut populaire, démocratique et solidaire ;
     
    Si tu es convaincu que pour gagner il nous faut impérativement joindre le geste à la parole en nous organisant et en nous mobilisant de façon autonome ;
     
    Si tu penses que le projet de transformation radicale que nous défendons n'est pas réalisable sans fraternité entre camarades
     
    Rejoins-nous !
     
    Nos coordonnées téléphoniques : 07 51 25 39 94

     

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    Pour le Front Social, un programme de mobilisation !

    Le président nouvellement élu peut bénéficier d'une large majorité parlementaire. Et la principale force d’opposition parlementaire est représentée par la droite. Mais l'abstention sans précédent au deuxième tour des présidentielles et des dernières élections législatives n'autorise nullement le nouveau pouvoir à se prévaloir du soutien de tous les Français.

    Sa légitimité démocratique est donc fondamentalement équivoque.

    Le Président sera l'artisan d'une contre-révolution libérale, c'est-à-dire d'une casse sociale sans précédent : privatisation des services publics, démantèlement du droit du travail, détérioration des conditions de travail, gel ou baisse des salaires, augmentation de la durée du temps de travail.

     

    CASSONS LES PRÉJUGÉS

    La libéralisation du marché du travail ne doit pas être confondue avec la libération du travail !

    Au nom de l’assouplissement du marché du travail, le gouvernement veut déposséder les travailleurs de leurs droits, généraliser le principe du moins-disant en matière de protection sociale, baisser les salaires ! Nous voulons mettre en place l'échelle mobile des heures de travail.

    Pour apporter de l’oxygène à l’entreprise, il veulent donner tout pouvoir aux employeurs pour licencier. Nous voulons que les travailleurs s’emparent de la gestion sur les biens et les services qu'ils produisent.

    Au nom de la compétitivité, ils livrent les salariés au stress, au harcèlement et à l'épuisement. Nous voulons baisser le temps de travail, obliger les entreprises à embaucher les chômeurs, et plafonner les revenus et les hauts salaires pour baisser le coût du Capital !

    Ce n'est pas le vent de la liberté que le gouvernement veut faire souffler sur la France ! C'est un tsunami destiné à emporter ce qui nous reste d'acquis sociaux.

     

    NOUS SOMMES À LA CROISÉE DES CHEMINS. IL FAUT AGIR, VITE ET BIEN!

    Pour gagner, nous ne devons pas nous contenter de refuser le projet d'ordonnance, nous devons prendre le contre-pied de cette contre-révolution libérale en lui opposant un Front révolutionnaire, et donc réactiver un projet d'émancipation radicale, dans lequel tous les exploités se reconnaîtront.

    Défendons : Pour en finir avec le chômage :

    -la baisse radicale du temps de travail par l’embauche des chômeurs

    Pour assurer le bien-être à tout le peuple :

    -l'augmentation des salaires et des pensions par la réduction des écarts de salaire et la suppression du profit capitaliste

    Pour la démocratie au travail :

    -la prise en gestion collective des sites de production par les assemblées des travailleurs

    Le Front Social peut devenir ce pôle de rassemblement majoritaire, l'artisan d'une véritable rupture avec le capitalisme à l'ère du néo-libéralisme, le centre du contre-pouvoir au gouvernement Macron et au patronat. Mais il ne le deviendra que s'il s'organise démocratiquement.

    La démocratie directe est le seul cadre susceptible de permettre au collectif de faire autorité auprès de chacun de ses membres, le seul cadre dans lequel l'on pourra légitimement espérer de chacun qu'il s'implique au maximum de ses possibilités d'intervention et de mobilisation ! C'est ainsi seulement que nous mettrons en échec les projets de l'oligarchie au pouvoir, c'est ainsi seulement que nous gagnerons !

    Opposons à leur légitimité notre légitimité, opposons projet à projet !

    Si donc vous voulez défendre un projet authentiquement émancipateur et anticipateur, si vous ne voulez pas vous contenter de résister, mais que vous êtes déterminés à faire bouger les lignes, proposez avec nous que :

    1-Le Front Social regroupe ses participants en Assemblées régionales régulièrement convoquées et fédérées par un comité de coordination national

    2- les comités de coordination de chaque région soient constitués par des délégués élus à la majorité des 2/3 selon des mandats impératifs et révocables

    3- que les comités de coordination se conforment strictement aux orientations définies par les assemblées

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    Organisation du Front Social : nos propositions

    Motions présentées par #Plateforme2016 à l’Assemblée régionale parisienne du Front Social le 7 juin 2017 et à la rencontre nationale du 10 juin

    Motion 1 : organisation démocratique du front social

    1-Le Front Social regroupe ses participants en Assemblées régionales régulièrement convoquées et fédérées au plan national.

    2-Un comité de coordination du Front Social est constitué par des délégués élus à la majorité des 2/3 selon des mandats impératifs et révocables dans le cadre des assemblées régionales. 

    3-Le comité coordonne l’activité du Front Social, relaye les motions et orientations adoptées en assemblées et se conforme strictement aux décisions prises en assemblées.

    4-Pour ce faire, le comité de coordination est doté de la responsabilité sur les instruments de communication centraux du Front Social, de la caisse du Front Social, et de la diffusion de toutes les informations utiles aux membres du Front.

     

    Motion 2 : Objectifs du Front Social

    1-Le Front Social regroupe des syndicats, des associations, des collectifs, ainsi que toutes et tous militants et citoyens, dans le but de riposter aux offensives du patronat et de son gouvernement

    2-Le Front appelle à la fédération de tous les contre-pouvoirs syndicaux et associatifs, à l’échelle des entreprises et des quartiers pour opposer un front uni au pouvoir capitaliste et à ses prochaines offensives.

    3-Le Front Social appelle les travailleurs et les habitants à se réunir en assemblée d’entreprise et de quartier et à se fédérer en vue de préparer les conditions d’une lutte solidaire et victorieuse pour la prise de possession collective des outils de travail et la répartition égalitaire des richesses sociales, conditions à la satisfaction des besoins sociaux et à notre émancipation définitive.

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    Faisons front !

    Une offensive historique contre les droits des classes salariées se prépare dans les coulisses du pouvoir.

    Quelle que soit la couleur politique de sa majorité au gouvernement et à l’Assemblée nationale, Macron n’aura pas à trahir ses engagements de campagne pour soumettre les intérêts du pays au seul profit du patronat et de son oligarchie.

    Le programme de Macron et de ses amis du Medef et du CAC 40, c’est :

    -La baisse des retraites dans le cadre de la mise en place d’un système à point,

    -La suppression de centaines de milliers de postes dans la Fonction publique comme conséquence directe des 60 milliards d’euros de coupe budgétaire annoncée,

    -La baisse et la suppression des indemnités chômage pour toute aide à la recherche d’emploi des chômeurs,

    -La baisse des remboursements des soins par la sécurité sociale en faveur d’assurances privés obligatoires de plus en plus coûteuses,

    -La baisse des salaires au niveau du SMIC et l’augmentation du temps de travail au nom de la compétitivité économique et de la liberté entrepreneuriale

    -Le plafonnement des indemnités prud’homales pour garantir au maître son tout pouvoir de licencier ses employés

    La méthode de gouvernement de Macron est également on ne peut plus claire, il ne souhaite même pas sauver les apparences d’un débat démocratique au Parlement. Macron a d’ores et déjà décidé. Dans la droite ligne du 49-3 de Valls pour passer la loi Travail, Macron veut légiférer par ordonnance, avant la fin de l'été !

    Il y a donc urgence à se rassembler pour organiser la mobilisation d'ensemble qui s'impose, pour bloquer les décisions gouvernementales, pour faire sauter le prochain gouvernement du capital.

     

    NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !

    Les raisons économiques évoquées pour nous faire accepter la régression sociale ne sont que des prétextes.

    La vérité, c’est que nos politiciens corrompus voudraient que nous acceptions de nous effacer au profit des intérêts égoïstes des plus riches. Jamais !

    Non seulement nous n’acceptons pas le recul social, mais nous optons pour le progrès humain, l’amélioration radicale de nos conditions de vie et de travail. 

    En obligeant les entreprises à embaucher les demandeurs d’emploi, nous pouvons financer les retraites de nos anciens, dégager les moyens pour développer de nombreux services gratuits à la population.

    Par la répartition égalitaire des richesses sociales, nous pouvons élever considérablement le niveau de vie de la majorité et assurer les conditions d’une véritable fraternité humaine.

    En instaurant une gestion collective de la production par les travailleurs et consommateurs associés, nous pouvons enfin gagner la maîtrise sur nos modes de production et de consommation, et ainsi répondre aux besoins sociaux selon les impératifs de protection de notre santé et de notre environnement naturel.

    Dès à présent, nous devons nous préparer à essuyer les pires attaques du pouvoir que nous ayons connu. Comme de juste, nous chercherons à renvoyer les coups du gouvernement contre l’ensemble de son économie et de ses classes exploiteuses.

    Dans nos entreprises et sur nos lieux d’habitation, nous devons donc raffermir les liens de solidarité et préparer les esprits à la lutte.

    Tous les militants et sections combattives du mouvement syndical, de la gauche radicale et de l’extrême gauche doivent se coordonner sans délai.

    Et contrairement au mouvement de l’année dernière contre la Loi travail, nous devons absolument nous grouper autour d’objectifs de transformation sociale pratiques. C’est par l’action directe et collective que nous pourrons saper la main mise gouvernementale et patronale ! Nous devons être sûrs que c’est par nous même et en nous constituant en pouvoir autonome que nous pourrons satisfaire nos principales revendications !

    En vue d’organiser la riposte sociale, un Front Social s’est constitué. Nous participerons donc activement aux prochaines assemblées du Front Social, les 7 et 10 juin prochain à Paris. Nous y ferons valoir nos conceptions stratégiques et nos propositions d’action pour une société d’égalité sociale et de liberté.

    Pour ce faire, nous invitons l’ensemble de nos lecteurs et sympathisants à participer au succès des prochaines initiatives.

    Le rassemblement prévu par le Front Social le 19 juin devant l’Assemblée nationale devrait aussi sonner comme un premier appel à une mobilisation générale.