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Proposition d'appel à la mobilisation

 

PROPOSITION D'APPEL

À LA MOBILISATION

 

Réunis ce jour à plus de deux mille sur la place de la République à Paris, nous lançons cet appel !

Nous appelons l’ensemble des couches salariées. Nous appelons les employés, les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs !

Nous appelons tous les chômeurs, déclarés ou radiés et oubliés des statistiques de l’emploi !

Nous appelons les travailleurs indépendants de toutes les professions !

Nous appelons les agriculteurs, les soignants, les artisans, les artistes et les petits commerçants !

Nous appelons toute la jeunesse étudiante et lycéenne, toute la jeunesse en apprentissage, toute la jeunesse déscolarisée !

Nous appelons nos aînés, nous appelons les retraités de toutes les industries et les anciens combattants de tous les fronts !

Nous appelons tous les sans-droits, ouvriers sans-papiers, réfugiés et sans-logis !

 

À toutes et à tous !

 

Le projet de loi « Travail » du gouvernement est une offensive sans précédent du grand patronat et de ses alliés pour baisser les salaires, rallonger la durée du temps de travail.

Le projet de loi du gouvernement est une déclaration de guerre au peuple.

Le gouvernement justifie au nom de la « compétitivité », des « mutations technologiques » et du « marché », sa politique de casse de nos droits à une vie digne.

Le gouvernement dit que toutes les mesures de régression sociale seront utiles à la sauvegarde de l’emploi !

Le gouvernement ment !

 

En contraignant les travailleurs occupés à travailler plus pour le même salaire dans le cadre des « accords pour l’emploi », ce sont les embauches qui seront réduites, c’est le niveau de consommation global des salariés qui sera baissé.

Alors où les entreprises trouveront-elles leur clientèle ? Pourquoi les entreprises investiraient-elles, pourquoi sauvegarderaient-elles et développeraient-elles des emplois ?

La vérité est la suivante. L’intention du gouvernement est de consacrer la dictature sans frein des actionnaires et des riches propriétaires sur la grande majorité populaire, en l’exploitant encore plus, en la soumettant encore plus à la cupidité des riches, dans la peur du chômage et de la misère.

Notre santé, notre vie de famille, l’avenir de nos enfants, notre sécurité, l’épanouissement de chacune et de chacun n’intéressent pas le gouvernement.

Seule l’accumulation de capital entre les griffes d’une minorité milliardaire intéresse les politiciens couchés des gouvernements qui se succèdent.

Nous affirmons. Les priorités du gouvernement ne sont pas nos priorités. Les intérêts des classes capitalistes ne représentent pas les intérêts des 90 % !

Au XXIe siècle, le bien-être et la liberté de chacun des individus et de chacun des peuples de notre terre peuvent et doivent être assurés.

Des problèmes irrésolus depuis trop longtemps seront résolus rapidement, pour peu que nous sachions restructurer les cadres de notre économie.

Il ne tient qu’à nous de substituer aux logiques mortifères d’exploitation de l’homme par l’homme, de concurrence, de rapine et de guerre, de destruction dramatique des sources naturelles de la vie, les rapports d’association libre entre les producteurs et les consommateurs, les rapports non marchands de solidarité et d’entraide mutuelle entre les collectivités.

 

Chassons nos illusions !

N’ayons pas peur d’aller de l’avant !

 

Contre ce gouvernement et contre tous ceux des partis anciens et nouveaux qui suivraient la même politique, nous appelons à la mobilisation générale !

Repoussons par tous les moyens utiles les attaques du gouvernement et du patronat !

Arrêtons le travail ! Réunissons-nous en assemblées générales dans chaque entreprise et chaque commune !

Repensons collectivement la gestion de nos entreprises et du travail !

Ne suivons plus les décisions aliénées des propriétaires et des hiérarchies privilégiées ou craintives ! Disputons à l’autorité patronale le pouvoir de licencier et d’embaucher, d’augmenter et de baisser les salaires, de promouvoir ou de mettre au placard !

Prenons en main les affaires de nos villes pour que chaque projet soit soumis, discuté et adopté par les parties concernées !

Assemblons-nous dans nos entreprises ! Assemblons-nous dans nos villes et nos quartiers !

Nous, le peuple exploité et dirigé dans le mépris de nos aspirations fondamentales, engageons-nous sans crainte !

Nous ne reconnaissons plus la légitimité de ces ministres nommés par leur Président ! Nous ne reconnaissons plus la légitimité de nos employeurs investis de tous les pouvoirs pour la seule raison qu’ils sont propriétaires du capital.

 

Une personne, une voix !

 

Nous appelons à gagner la liberté, de choisir comment nous devons organiser la production, les échanges et l’organisation du travail. Nous appelons à gagner la liberté de décider quels besoins nous devons satisfaire et à quelle condition.

Organisons-nous et coordonnons-nous selon les besoins de la lutte contre le gouvernement et son projet de loi, pour la grève générale et le blocage de l’économie de profit !

Organisons-nous et coordonnons-nous pour satisfaire les besoins de la nouvelle société d’égalité sociale, de fraternité et de liberté que nous voulons créer.

 

Pour notre libération, enfin, maintenant, debout !

 

Le 13 avril 2016

Commission Plateforme2016

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